« C'est encore du gaz » — GRDF maintient la dépendance aux réseaux gaziers qui doivent disparaître
« Ça retarde la transition » — chaque euro investi en bio-CH₄ est un euro qui ne va pas aux PAC ou aux bornes
« La ressource est insuffisante » — on ne pourra jamais produire assez de biométhane pour remplacer le gaz fossile
« C'est un lobby gazier » — GRDF défend ses intérêts commerciaux sous couvert de transition écologique
« Le bilan carbone est mauvais » — brûler du méthane biogénique émet du CO₂ dans l'atmosphère
Un outil de stockage saisonnier — 130 TWh dans le réseau GRDF : l'unique solution réaliste pour transférer l'énergie de l'été vers l'hiver à grande échelle en France
Un carburant de mobilité irremplaçable — pour les PL longue distance, les tracteurs, l'aviation : des usages que l'électrification ne peut pas couvrir à l'horizon 2045
Une assurance réseau électrique — 40 GW de demande effacée passivement lors des pics, sans smart-grid, sans décision conducteur
Un précurseur de biochar — via la pyrogazification, le bio-CH₄ co-produit du carbone stable séquestré (H/C ≤ 0,4, stabilité > 1 000 ans, EBC/CDC V3) : stratégie carbon-négative
Une ressource 100 % nationale — non délocalisable, non embargable, 100 000–200 000 emplois ruraux potentiels : l'opposé exact de la dépendance aux fossiles
Le bio-CH₄ dans le Programme Résilience n'est pas un substitut du gaz fossile dans les chaudières — ce serait effectivement une mauvaise allocation. C'est un vecteur de stockage d'énergie renouvelable (comme une batterie géante de 130 TWh), un carburant de transport décarbonné pour les usages difficiles à électrifier, et un précurseur de biochar via la pyrogazification. Ces trois usages n'ont pas d'alternative technologique équivalente avant 2045. C'est pourquoi la ressource limitée de biométhane doit être sanctuarisée pour ces usages — et soustraite au chauffage des bâtiments où la PAC électrique (COP 3–4) est 3 fois plus efficace.